Apprendre est un processus dynamique propre à chaque individu. C’est la métabolisation d’informations qui font sens, se connectant entre elles et à d’autres plus anciennes qui crée la connaissance d’une personne sur un sujet. Ainsi, le stockage d’informations dans des fichiers, ne garantit nullement leur assimilation en connaissances par les salariés-lecteurs...
Parce que c’est bien là la finalité première de ce stockage de données : transmettre aux autres...
Force est de constater que les démarches de capitalisation des connaissances se résument hélas trop souvent au stockage organisé de fichiers Word sur des serveurs... Pourquoi hélas ? Mais simplement parce que :
chacun ne consulte le serveur que pour stocker ses fichiers
personne ne s’autorise à intervenir sur les fichiers des autres
personne ne comprend la logique de celui qui a organisé la hiérarchie des dossiers sur le serveur
le nom d’un fichier ne peut révéler tout son contenu...
les outils de recherche sont rarement utilisés
les créateurs des fichiers n’ont pas pris la peine de renseigner toutes les méta-données disponibles...
ouvrir tous les fichiers susceptibles de contenir l’information recherchée prend beaucoup trop de temps !
"l’information c’est le pouvoir". Partager ses savoirs est encore vécu comme une perte personnelle qui peut remettre en question la présence du salarié au sein de l’entreprise ("je ne suis plus indispensable, puisque ce que je sais, d’autres le savent aussi maintenant...")
Ainsi les démarches de capitalisation des connaissances, outillées de simples serveurs de fichiers partagés, sont souvent un échec. Certes, l’entreprise conserve des gigas-octets de données, mais lui servent-elles vraiment ? Contribuent-elles à rendre les salariés plus performants ?
Ces questions et constats nous ont amenés à réfléchir une démarche de gestion des connaissances présentée dans le schéma ci dessous. Nous détaillerons les étapes dans des articles à venir.


Commentaires